Aller au contenu principal

EdTech


Je suis le premier à critiquer l’IA. Alors, pourquoi ai-je créé un tuteur virtuel propulsé à l’IA ? 🤔

Je suis Ronald. Co-fondateur et directeur général d’eKlore, et fondateur de l’école DEKODE. Je conseille et développe chez eKlore et j’enseigne à DEKODE. L’outil dont je rêvais pour améliorer mon enseignement n’existait pas. Alors, je l’ai créé. Et après plus d’un an de développement intensif, il intègre depuis la rentrée un tuteur IA.

Illustration présentant le tuteur IA de DEKODE HUB aidant une élève sur l'article d'Alan Turing, en 1950, « Computing Machinery and Intelligence ». C'est le texte fondateur de l'IA, celui qui pose la question « Les machines peuvent-elles penser ? » et invente le jeu de l'imitation.

Pourtant, je suis un critique de l’IA. Aurais-je perdu la tête ? 😳

Eh bien, non. Car ce n’est pas la technologie que je critique, mais ses usages. Par exemple :

😠 Le moindre effort. Utiliser l’IA pour ne plus réfléchir. Pour un élève, se dire qu’il n’a plus besoin d’apprendre.
😠 La collecte massive. Utiliser l’IA pour profiler les usagers et amasser toujours plus de données.
😠 La TechnoMode. Coller de l’IA dans chaque application parce que c’est tendance.
😠 L’empreinte écologique. Développer l’IA sans se soucier du climat.

Mais l’IA, c’est aussi un outil phénoménal pour rassembler la connaissance et l’adapter à celui ou celle qui la cherche. En classe, c’est essentiel. Car nous n’apprenons pas toutes et tous de la même façon ni au même rythme.

C’est ce qui m’a mené à tout ça. Quand plusieurs mains se lèvent en même temps, je ne peux pas répondre à tout le monde. Le temps que j’arrive, certains élèves ont déjà décroché. Ces moments, je les vis comme une forme d’échec professionnel.

Alors, j’ai imaginé un tuteur qui utilise l’IA générative d’une façon très, très spécifique :

👉 L’IA n’accède qu’au cours de l’élève, au code qu’il est en train d’écrire ou des PDF de l’enseignant.
👉 Elle suit un cadre pédagogique strict. Elle guide, elle questionne, elle oriente et ne donne pas les réponses, même si l’élève insiste.
👉 Elle repose sur un modèle économe, hébergé en Suisse chez Infomaniak, dans des data centers alimentés en électricité 100 % renouvelable et dont la chaleur chauffe des logements.
👉 Elle alerte l’enseignant lorsque certaines questions de l’élève le justifient.
👉 Les échanges sont conservés pour que l’enseignant puisse suivre le travail des élèves.

Ce tuteur n’est pas là pour apprendre à leur place, mais pour nourrir leur envie de réussir.

Aujourd’hui, mes élèves peuvent :

✅ continuer à avancer quand ils sont bloqués, au lieu de suspendre leur effort en m’attendant ;
✅ aborder une notion sous plusieurs angles, autant de fois que nécessaire ;
✅ poser leurs questions sans interrompre le cours ;
✅ profiter de ressources complémentaires et en plusieurs langues ;
✅ continuer d’être épaulés depuis la maison, en dehors des heures de cours.

Alors oui, en classe, mes élèves apprennent pourquoi il ne faut pas utiliser l’IA dans WhatsApp ni raconter leur vie à ChatGPT.

Mais grâce à ce tuteur, ils apprennent aussi que le vrai défi n’est pas tant la technologie que la façon dont elle est mise en œuvre et les usages qu’on en fait.

Ronald Beetschen

EdTech IAenEducation Pedagogie Innovation TuteurIA DEKODE eKlore Alan Turing Informatique
← Tous les articles